Portrait2019-02-11T10:49:42+00:00

Choisissez un visage. Regardez le de près longuement et sans ciller, comme seuls savent le faire les enfants. Attendez que les contours s’effacent. Observez cette géographie nouvelle, étroite et étrange qui va du menton au front. Parcourez mentalement creux et bosses qui ne sont plus ni lèvres ni nez. Et dites moi d’où vient ce regard sans yeux qui persiste et nous fait face, cette humanité récalcitrante.
C’est ce que je cherche

« Elle se construit à travers ses sculptures et ce n’est qu’à travers cette recherche de l’équilibre à l’issue incertaine quelle trouve une forme de liberté et de réconciliation intérieure. Son art, tout d’inquiétude, nous donne à entrevoir le monde en profondeur.»

Pierre Assouline, Ecrivain

Oui, Hélène Jousse se construit autant qu’elle construit, comme un funambule qui tire son fil entre deux arbres, jamais les mêmes, rarement au vent favorable. Elle sait que celui qui arrive au bout n’est plus celui qu’il était au départ. Elle semble aimer la difficulté, sculpte de plus en plus haut, se hisse sur des escabeaux, invente des surfaces qui retiennent la lumière, révèle l’espace par ses figures archaïques.

« Je pense qu’il est là ton vrai sujet : l’espace, juste l’espace – que l’on confond souvent avec le vide, car l’absence des choses est ce qui commence à nous le faire considérer ; et plus rarement avec le plein, car notre conscience peine à le percevoir lorsqu’elle perçoit un objet qu’elle croit « occuper l’espace », alors que c’est encore l’espace que cet objet.»

Hugo Jardin, Compositeur, Interprète

Elle explore depuis près de dix ans le mystère du visage qu’elle réduit à un visage-ruban pour découvrir qu’il continue, inlassablement, à nous livrer sa part d’humanité. Ce visage là, étrangement, devient une silhouette tendue vers le ciel, à la fois corps et âme.

« Chez Hélène Jousse , ce vide que laisse percevoir le regard n’est donc pas le vide de l’âme mais le vide que l’âme doit traverser pour retrouver le monde et elle-même, non pas réconciliés mais dans la promesse d’une réconciliation toujours à venir et jamais acquise.»

Jean-Pierre Zarader, Philisophe

Hélène Jousse partage son temps entre la sculpture et l’écriture, entre Paris et sa Mayenne natale.

Elle  expose en permanence  à Nantes (Galerie Albane) et à Paris (A galerie, Galerie Martine Moisan) . Elle a exposé en Suisse (Galerie Zabbeni) à Singapour (0pera Galery), à Munich (Galerie Hegemann.) Elle a été représentée à Art Paris par A galerie et à  Art Basel Miami par  la Galerie Cancio Contemporary 

Elle a créé le trophée et le logo pour l’institut national du cancer. Elle a aussi collaboré avec la marque Shiseïdo et avec  le coloriste Christophe Robin.